Par Sixtine Vamparys
Kathrine Switzer, étudiante âgée de 20 ans, décide de participer sous ses initiales « K.V » au marathon de Boston de 1967 alors qu’il est considéré que les femmes ne peuvent pas participer à ce genre de compétitions, notamment en ce que cela serait dangereux pour leur santé.
C’est ce qu’elle dit dans une interview à Ouest France : « Je ressentais de l’injustice. On me disait qu’une femme ne devait pas montrer ses bras et ses jambes en public. On me disait que si je courais, je deviendrais un homme ou que je n’aurais plus jamais d’enfants. ».
Lors de la compétition, alors que rien dans le règlement du marathon n’interdit la participation des femmes, l’organisateur tente à de nombreuses reprises d’arrêter Kathrine Switzer. Mais elle parvient tout de même à franchir la ligne d’arrivée.
Plus tard, elle confie : « J’ai tout de suite eu la pensée que si je ne terminais pas la course, tout le monde dirait que les femmes ne sont pas capables de courir un marathon. Il fallait que je termine la course. ».
Suite à cela, elle s’engage pour l’ouverture de la course à pied aux femmes. Elle parvient ainsi à ce que le marathon de Boston admette officiellement leur participation en 1972. Elle milite également pour la création d’un marathon féminin aux Jeux Olympiques, avec succès, le premier ayant lieu en 1984. Elle organise aussi de nombreux marathons féminins au niveau international, notamment en 1978 à Atlanta.
De son côté, elle continue à pratiquer la course à pied et gagne le marathon de New York en 1974. Elle est également nommée coureuse de la décennie par Runners World Magazine.
Enfin, elle est inscrite au National Women’s Hall of Fame en 2011 pour sa contribution à l’ouverture de la course à pied aux femmes.
Ainsi, elle fait partie de ces femmes ayant contribuées à ce que les femmes puissent accéder, petit à petit, au même titre que les hommes, au sport qu’est à la course à pied, notamment en compétition.
Cet article n’engage que son autrice
