Hillary, Nanette Burstein, 2020

Hillary, Nanette Burstein, 2020.

Par Marie Lebrun

«  S’il y a un seul message qui doit faire écho dans cette conférence, c’est que les droits humains sont les droits des femmes et les droits des femmes sont les droits humains, une bonne fois pour toutes. » – Hillary Clinton lors de la Quatrième conférence mondiale des Nations Unies sur les femmes à Beijing en 1995. 

Cette semaine, l’Antenne UN Women vous propose un article portant sur une mini-série documentaire intitulée Hillary. Réalisé par Nanette Burstein et composé de 4 épisodes d’une durée d’une heure chacun, ce documentaire retrace le parcours de l’ancienne Secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton.

Divisée en quatre parties qui vous seront présentées brièvement dans les lignes qui vont suivre, cette série dresse un portrait intimiste de l’une des figures politiques féminines les plus notables du continent nord-américain. 

En s’appuyant d’images d’archives ainsi que d’entretiens réalisés avec les membres de son entourage, la série met en lumière Hillary Clinton, de ses premiers pas en politique à la campagne présidentielle américaine en 2016. Elle retrace ainsi les étapes majeures de trente années de vie publique d’une personnalité controversée car, comme le rappelle le synopsis, H. R. Clinton est « devenue l’une des femmes les plus admirées, mais aussi les plus calomniées au monde. »

Première partie : La fille en or 

Ce premier chapitre retrace son enfance et son adolescence.  Née à Chicago, Hillary Clinton est élevée dans une famille traditionnelle de l’après-guerre. Elle reçoit une éducation méthodiste guidée par le précepte suivant : « faire le plus de bien possible, au plus de monde possible, le plus longtemps possible »

Dès le plus jeune âge, elle exerce des responsabilités ; elle a par exemple dirigé le comité d’organisation du conseil lycéen et a rejoint l’université privée féminine de Wellesley College, où elle a été là porte-parole de la communauté étudiante. 

Elle a notamment participé aux meetings des jeunes républicains mais a rapidement ressenti un désaccord avec le Parti. Elle s’est alors remise en question sur son positionnement politique. Pragmatique et optimiste, elle s’est intéressée de bonne heure aux questions relatives à la réforme sociale ou aux groupes marginalisés de la société américaine. 

En 1969, elle fait partie des vingt-sept femmes à entrer à l’Université de Yale, où elle suit des cours de droit et devient par la suite avocate.

Pourtant décrite comme magnétique et solaire par son mari, Bill Clinton, Hillary est souvent perçue dans les tabloïds comme une personne n’étant pas assez authentique, voire antipathique, et ce même après trente ans de vie publique. Déshumanisée par certains médias qui la caractérisent comme étant froide et inaccessible, il faut dire que ces années n’ont pas été de tout repos et parsemées de polémiques. Lorsqu’elle est interrogée sur ces difficultés, elle répond : « Quand on se prend des coups, il faut se relever, se tenir droit et continuer à avancer. »

Hillary Clinton a dû adapter son image (ses commentaires, son rôle et même son apparence) afin de la rendre plus conforme à ce que l’électorat américain attendait d’elle, tout d’abord en tant que femme du gouverneur de l’Arkansas -où elle a notamment été chargée par son mari de réformer le système éducatif de l’Etat-, puis en tant que Première dame des États-Unis.

Deuxième partie : La naissance d’une dame

Depuis plusieurs décennies, H. R. Clinton soigne donc ses apparitions publiques, y compris dans les temps les plus difficiles. Lorsque son mari est visé par des soupçons d’infidélité au cours de son mandat présidentiel, elle continue à le soutenir, en dépit des nombreuses critiques qui sont adressées au couple. Traquée par les journalistes, elle préfère rester discrète sur sa vie privée. 

Des années plus tard, lorsqu’elle est candidate aux primaires démocrates en vue de l’élection présidentielle de 2016 face au Sénateur Bernie Sanders, elle essuie des critiques virulentes de la part de ce dernier qui l’accuse d’être corrompue. Malgré cela, Hillary Clinton ne baisse pas les bras et poursuit sa course politique.

Troisième partie : La décision la plus difficile

Dans ce troisième chapitre, Hillary Clinton confie avoir été poussée par « l’incroyable conviction des citoyens ». Cette dernière l’a donc encouragée à porter ses combats, jusqu’à se présenter à l’élection la plus suivie des États-Unis et ce malgré des revers essuyés à Washington alors qu’elle était Première dame, quelques années plus tôt. 

Ses engagements féministes la conduisent notamment à déclarer : « Un père ou une mère pourront regarder leur fille comme ils regardent leur fils, et lui dire : « tu peux devenir qui tu veux, même Présidente des États-Unis. » »

En devenant la première femme à décrocher la candidature à la Présidence américaine pour le Parti démocrate, Hillary contribue à briser le plafond de verre qui pèse sur les femmes du pays. À cet égard, elle relate la façon dont elle a vécu la campagne présidentielle contre le candidat républicain Donald Trump, et se souvient des déclarations particulièrement négatives que celui-ci a eues à son encontre. 

Quatrième et dernière partie : Sois notre championne, va-t’en

Alors qu’elle fait campagne dans le cadre de la quarante-cinquième élection présidentielle états-unienne, l’affaire des emails éclate en mars 2015 dans le New York Times. L’électorat américain lui reproche d’avoir en outre utilisé sa messagerie privée plutôt que le serveur sécurisé du gouvernement

S’ajoutent à cette première difficulté les précédentes polémiques extra conjugales de son mari. Ces dernières ressurgissent près de vingt ans après les faits et complexifient grandement sa candidature. 

Nous comprenons donc aisément dans quelle mesure les récentes années d’engagement de cette figure politique ont été aussi riches en rebondissements. Malgré un parcours parfois houleux, Hillary est toutefois parvenue à se forger son identité et poursuit ses combats,  tantôt critiquée, tantôt admirée

Pour découvrir cette courte série-documentaire, nous vous invitons à cliquer ici.

Belle écoute à toutes et à tous !


Cet article n’engage que son autrice.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *