Par Inès Oghittu
« Il n’existe pas un seul pays qui investisse suffisamment pour les femmes »
Phumzile Mlambo-Ngcuka est une femme politique sud-africaine. Elle est la première femme à occuper le poste de Vice-Présidente de l’Afrique du Sud. Le 10 juillet 2013, Phumzile Mlambo-Ngcuka est nommée Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes (ONU-Femmes).
Biographie
Phumzile Mlambo-Ngcuka est née le 3 novembre 1955. Elle est titulaire d’une maîtrise en politique et en planification de l’enseignement à l’université de Cape Town ainsi que d’une licence en sciences sociales et éducation de l’université nationale de Lesotho.
Elle exerce en tant qu’enseignante de 1981 à 1983.
C’est en 1994 que sa carrière politique commence : elle est élue députée. Deux ans plus tard, elle devient Vice-Ministre du Commerce et de l’Industrie sous le gouvernement de Nelson Mandela.
Elle est membre, depuis 1997, du comité exécutif de l’African National Congress, qui est un parti politique d’Afrique du Sud, membre de l’Internationale Socialiste.
En 1999, elle devient ministre de l’Énergie et des Mines et fait approuver une motion qui favorise le recours à des sources d’énergies plus abordables et économiques comme les énergies renouvelables.
En 2005, elle est choisie par Thabo Mbeki, alors Président de la République d’Afrique du Sud, pour occuper le poste de Vice-Présidente. Elle est la première femme à occuper ce poste.
Phumzile Mlambo-Ngcuka est faite Docteur honoris causa par l’université du Cap-Occidental en 2003.
Le 10 juillet 2013, Phumzile Mlambo-Ngcuka est nommée par le secrétaire générale de l’ONU Directrice exécutive de l’Entité des Nations Unies pour l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, du fait de son expérience dans la défense des questions relatives aux femmes ainsi que dans le leadership stratégique, la recherche du consensus et la gestion pratique.
Elle a également fondé la Fondation Umlambo pour soutenir l’éducation. La Fondation Umlambo appuie les écoles dans les zones défavorisées en Afrique du Sud grâce au mentorat et à la formation d’enseignants, ainsi qu’au Malawi par le biais de l’amélioration des écoles avec l’aide des partenaires locaux.
Elle lutte en faveur des droits des femmes depuis toujours, et est donc membre de nombreuses organisations dédiées à l’éducation ainsi qu’à l’autonomisation des femmes et à l’égalité des sexes.
« Quand il s’agit de discriminer les femmes, les pires ennemis tombent d’accord. Le patriarcat les unit »
Selon les propos de Phumzile Mlambo-Ngcuka recueillis par le journal Le Monde, la participation des femmes dans les processus de paix est primordiale. En effet, entre 1990 et 2017, les femmes ont représenté seulement 8% des négociateurs, 2% des médiateurs et 5% des signataires des principaux accords de paix.
Elle lutte également contre l’absence de femme dans la prise de décisions clés, peu importe l’échelle, que cela soit au niveau des institutions ou des entreprises. Les femmes doivent être inclues aux décisions pouvant affecter leur vie.
Alors, elle souhaite voir s’élever les personnes contre les inégalités, où qu’elles soient : le travail, la maison ou bien dans la rue.
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