Chimamanda Ngozi Adichie

Par Zora Charpentier

Chimamanda Ngozi Adichie est née en 1977 dans la ville d’Enugu au Nigéria. Son père enseignait à l’UNN (University of Nigeria, Nsukka) et sa mère était responsable du bureau de la scolarité.

Études 

            Après avoir d’abord étudié la médecine elle quitte le Nigéria à l’âge de 19 ans pour partir aux États-Unis afin d’y étudier la communication et les sciences politiques à l’université de Drexel de Philadelphie. Elle obtient en 2001 son diplôme universitaire avec la mention summa cum laude. Elle achève un master de création littéraire en 2003 et obtient une maîtrise en arts d’études africaines à l’université de Yale en 2008.

Une autrice majeure de la littérature anglophone :

            Elle publie en 2005 L’Hibiscus pourpre et reçoit le prix du meilleur premier livre du Commonwealth Writers’ Prize.

            En 2013, elle publie Americanah, il est sélectionné par le New York Times comme l’un des « 10 meilleurs livres de 2013 ». Ce roman suit le parcours d’Ifemelu, une jeune Nigériane partie étudier aux États-Unis. Son personnage retraçant son propre parcours lui permet d’exprimer sa perception de la pauvreté, de la discrimination ou encore du racisme.

            Dans Chère Ijeawele publié en 2017, Chimamanda Ngozi Adichie propose une éducation féministe en 15 points. Elle prône la valeur intrinsèque de chaque petite fille. Dès les premières pages, elle écrit : « Voici ce qui devrait être ton postulat féministe de base : je compte. Je compte autant. Pas « à condition que ». Pas « tant que ». Je compte autant. Un point c’est tout. »

            Elle participe au titre « Flawless » de Beyonce dans lequel on entend une partie de son discours « We Should All Be Feminist » diffusé sur TEDx. Mais Chimamanda Ngozie Adichie a pris ses distances avec la chanteuse car sa vision du féminisme qui voit la femme comme une « Superwoman du quotidien » est éloignée de la sienne. La personnalité pour laquelle l’autrice a une réelle admiration est Michelle Obama.

            Dans le Guardian elle explique le pragmatisme de sa réflexion féministe : « Cette idée du féminisme qui serait un parti qui n’accepterait qu’un petit nombre de personnes me semble être la raison pour laquelle tant de femmes, particulièrement des femmes de couleur, se sentent exclues du féminisme occidental dit « grand public ». Selon moi, le féminisme est un mouvement dont le but même est de ne plus avoir besoin d’exister. Je pense que le féminisme académique est intéressant car il permet de nommer les choses, mais je ne suis pas passionnée à l’idée de débattre uniquement sur les mots. Je veux que le mariage des gens s’améliore. Je veux que les femmes puissent passer un entretien d’embauche et être traitées de la même manière que si elles avaient un pénis. »

Cet article n’engage que son autrice

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