Par Maïa Saussier
Les couilles sur la table est un podcast natif de Binge Audio animé par Victoire Tuaillon, journaliste de 29 ans. Elle questionne, depuis deux ans, nos représentations de la virilité et, une semaine sur deux, elle aborde la construction des masculinités contemporaines avec un regard féministe.
Les épisodes prennent la forme d’une discussion entre Victoire et un.e invité.e, permettant de déconstruire nos approches genrées de la société, et les constructions sexistes qui encadrent notre appréhension du monde. Elle a, par exemple, examiné notre conception de la ville, notre représentation des violeurs, ou encore notre rapport à la sexualité. Ces épisodes sont particulièrement brillants puisqu’ils permettent de s’approprier les réflexions féministes des invité.e.s et d’adopter un nouveau regard sur notre environnement. Par ailleurs, ils nous donnent accès à des chiffres, faits et concepts, soigneusement sélectionnés par Victoire, et particulièrement pertinents pour comprendre l’enjeu féministe des questions abordées, sous l’angle des études de genre.
J’ai particulièrement apprécié l’écoute de la série des quatre épisodes donnant la parole à Virginie Despentes, grande autrice et féministe française, particulièrement inspirante dans ses prises de positions radicales et ses questionnements, aussi osés que brillants, de notre société patriarcale. Dans cette série d’épisodes, Virginie Despentes aborde au micro de Victoire Tuaillon plusieurs thématiques.
Le premier épisode porte sur les thèmes de son essai féministe King Kong Théorie. Elle nous partage sa vision de la prostitution, son analyse de l’importance de l’éducation dans l’éradication du viol et ses réflexions sur l’omniprésence de la contrainte dans la pornographie.
Dans un second épisode, Virginie Despentes revient sur la violence de ses personnages masculins, elle réfléchit notamment à la colère incontrôlable des auteurices de violences conjugales.
Dans le troisième épisode de la série, Virginie Despentes partage son expérience au sein de l’académie Goncourt. Elle questionne l’art sous le prisme du féminisme et réfléchit à la conciliation de ses valeurs féministes et de son appréciation d’oeuvres d’art majoritairement patriarcales.
Enfin, dans le dernier épisode, elle se livre à une réflexion sur l’hétérosexualité et nous partage son regard sur la séduction amoureuse. Elle explique comment, selon ses termes, « elle est devenue lesbienne » et son choix de ne pas avoir d’enfant.
Lien vers le podcast : https://www.binge.audio/category/les-couilles-sur-la-table/
Cet article n’engage que son autrice.
