Les sorcières de la culture populaire ont fait oublier grâce à l’œuvre des histoires à l’eau de rose, des séries, de la télévision en général, la réalité historique qui se cache derrière la chasse aux sorcières. Les faits historiques ce sont subtilisés au profit d’une réalité plus glamour.
Mona Chollet indique qu’entre le XVIe et le XVIIe siècles, les chasses aux sorcières ont fait des dizaines de milliers de victimes. Elles ont réprimé par la violence des habitudes et ont peu à peu façonné le rôle de la femme dans la société.
« À vrai dire, c’est précisément parce que les chasses aux sorcières nous parlent de notre monde que nous avons d’excellentes raisons de ne pas les regarder en face. S’y risquer, c’est se confronter au visage le plus désespérant de l’humanité. Elles illustrent d’abord l’entêtement des sociétés à désigner régulièrement un bouc émissaire à leurs malheurs, et à s’enfermer dans une spirale d’irrationalité, inaccessibles à toute argumentation sensée »
On trouve dans son essai différents sujets féministe comme la volonté d’indépendance féminine, la maternité, la vieillesse, le célibat ou bien les violences médicales.
Un exemple m’ayant assez plu est le rôle de la sorcière en politique.
Mona Chollet illustre cela grâce aux dernières élections américaines. Elle indique que l’image de la sorcière permet de discréditer en politique. « Les misogynes se montrent eux aussi, comme autrefois, obsédés par la figure de la sorcière. »
Durant la campagne présidentielle de 2016, la candidate Hillary Clinton a été comparée à une sorcière par d’autres candidats, dont Donald Trump. Elle a été attaquée en tant que femme et non en tant que dirigeante politique.
Après sa défaite, certains partisans de Donald Trump ont utilisé la ritournelle du Magicien d’Oz, « Ding dong the witch is dead », cette dernière ayant déjà été utilisé lors de la disparition de Thatcher. Le conservateur Rush Limbaugh a même eu le culot de dire d’Hillary Clinton : « She’s a witch with a capital B » (c’est une sorcière avec un P majuscule – P pour pute).
Cet article n’engage que son autrice.
