Le droit à l’avortement menacé au Texas par une loi très restrictive
Par Alice Haralambon
Depuis le 1er septembre, la loi du « battement de coeur » (« Heartbeat Act ») est entrée en vigueur au Texas.
Que prévoit cette loi ?
Interdire l’accès à l’avortement – dès que l’activité cardiaque du foetus est perceptible – à partir de six semaines de grossesse alors qu’on estime que 85% des femmes ignorent être enceintes à ce stade*.
La possibilité de poursuivre en justice toutes les personnes qui ont aidé une femme à avorter en dehors de ces délais (gynécologues, personnel médical, chauffeur de taxi, etc).
Pousser les citoyens à la délation : le texte prévoit que ceux qui engageraient des poursuites pourront percevoir au minimum 10 000 $ de « dédommagement » si l’issue du procès leur est favorable.
Ne prévoit aucune exception en cas de viol ou d’inceste.
Pourtant, cette loi semble contradictoire avec l’arrêt Roe v. Wade (1973) qui garantit la protection du droit à l’avortement au niveau fédéral considérant qu’avorter relève d’un choix personnel relatif à la vie privée sur lequel l’État ne peut intervenir au cours du premier trimestre de grossesse.
En réaction, des associations de défense du droit à l’avortement ont saisi la Cour suprême avec l’espoir qu’elle bloque l’entrée en vigueur de la loi, en vain. En effet, la Cour suprême – majoritairement conservatrice depuis la nomination de trois des neuf juges par Donald Trump – a refusé de la suspendre. Elle devient la loi la plus restrictive des États-Unis en matière d’avortement et menace plus largement, l’accès à l’IVG dans le pays.
*Selon les organisations du planning familial.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l’article du Monde ci-dessous
:
https://www.lemonde.fr/international/article/2021/09/02/pourquoi-la-loi-tres-restrictive-au-texas-menace-le-droit-a-l-avortement-aux-etats-unis_6093173_3210.html?fbclid=IwAR17bQFuEP_jG9YsXlwaRLYrJwpwL_MaU7y3GfMH44mutiGm7X6mnaYD2XQ