Par Åsa Rytter Huseby.
Avocate finlandaise et première secrétaire générale assistante à l’ONU, on lui attribue souvent le statut de championne des droits de la femme aux Nations Unies. Helvi Linnea Aleksandra Sipilä est née le 5 mai 1915 à Helsinki en Finlande. Diplomate, avocate et politicienne finlandaise, Helvi obtient son diplôme de droit à l’Université de Helsinki en 1939. En 1941, elle termine l’école d’avocat. Deux ans après, en 1943, elle ouvre son propre cabinet d’avocat étant seulement la deuxième femme en Finlande à avoir un cabinet privé, et son statut professionnel lui a valu d’accéder à la présidence de la Fédération internationale des femmes juristes entre 1954 et 1958.
Un travail remarquable auprès de l’ONU. Helvi Sipilä a été nommée première femme secrétaire adjointe de l’ONU en 1972, alors que 97 % de l’encadrement supérieur de l’ONU était dominé par les hommes. Elle a été l’organisatrice de la première conférence mondiale sur les femmes en 1975 au Mexique, et on lui attribue une influence majeure sur la décision de créer le Fonds de développement des Nations unies pour les femmes (UNIFEM) en 1976. Sipilä a également contribué à la création du Fonds des Nations unies pour les femmes (UNIFEM), connu à l’époque sous le nom de Fonds de contributions volontaires des Nations unies pour la promotion de la femme.
Une illustration avec force de l’efficacité du leadership des femmes tout au long de sa longue vie. Tout au long de sa vie, elle a occupé un certain nombre de postes de gestion et la direction dans la société civile, notamment au sein de l’Association “World Association of Girl Guides and Girl Scouts”, de la Fédération internationale des femmes juristes, de Zonta International et du Conseil international des femmes. Après sa retraite auprès de l’ONU, Helvi Sipilä a été la première femme finlandaise à se présenter à la présidence en 1982
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