Par Priscilia BOYER
Réparer les violences, en immersion à la Maison des femmes de Saint-Denis. (podcast)
Ecrit par Jennifer Padjemi, réalisé et mis en musique par Théo Boulenger et produit par HRCLS, le podcast Réparer les violences, en immersion à la Maison des Femmes de Saint-Denis, donne la voix “aux femmes victimes de violences et à celles et ceux qui les soignent.”
Episode 1 – “Bienvenue à la Maison des femmes”.
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Rapide présentation d’un personnel engagé. De ces femmes et de ces hommes qui ont choisi de ne pas se résoudre face aux violences faites aux femmes. Des médecins, des soignants, des sages-femmes, car vous le comprendrez à l’écoute de ce podcast, la violence use d’abord la santé. Elle fatigue. Elle trouble. Elle marque les corps et le psychisme. Elle tue. Puis, vient la présentation d’une fonctionnaire de police, car vous l’entendrez, la violence se doit d’être écoutée, reconnue et sanctionnée. S’ensuit, celle d’une juriste, car vous le percevrez, la violence n’absout personne de ses droits. Ils sont là pour nous protéger. Par la suite, celle d’une conseillère en santé sexuelle, conjugale et familiale, car vous le découvrirez, la violence s’inscrit d’abord dans l’intimité. Enfin, se présente une secrétaire médicale, car à l’écoute de ce podcast, vous saisirez que la prise en charge des violences faites aux femmes nécessite aussi bien une écoute qu’une organisation médicale. Au-dessus de ces présentations, la voix de Ghada Hatem, gynécologue-obstétricienne et fondatrice de la Maison des Femmes de Saint-Denis. Dans sa présentation, elle mentionne son rapport à la violence, les failles de sa prise en charge et son engagement. Je n’irai pas au-delà dans la description de ce premier épisode ni même de ce podcast, car il nous appartient à tous de prendre le temps d’écouter ce que fait la violence. D’entendre, comme elle marque, comme elle détruit, mais aussi qu’il est possible, grâce à des femmes et des hommes engagés d’en dissiper les traces. Le processus peut être long, mais il fonctionne, comme en témoignent les mots, les rires et les pleurs des femmes qui en parlent. Je vous laisse donc ici afin qu’elles puissent elles-mêmes vous raconter leur histoire. Bonne écoute.
Cet article n’engage que son autrice.
