Par Bertille Delamarche
Margaret D. H. Keane, née Peggy Doris Hawkins le 15 septembre 1927 à Nashville dans le Tennessee. Elle est connue pour ses nombreuses toiles représentant des personnages avec de grands yeux, mais elle a marqué son époque en raison de son combat pour la reconnaissance de son travail.
Après une enfance où elle se revèle excellente en art graphique, elle suit les cours de la Watkins Art Institute de Nashville et à la Traphagen School of Design de New York. Elle y rencontre son premier mari en 1948, Frank Ulbrich avec qui elle aura une fille, Jane. Fait rare pour son époque, elle le quitte car elle ne se sent pas épanouie dans son mariage.
En 1950, elle s’installe en 1950 à San Francisco avec sa fille, où elle se concentre sur sa peinture et rencontre Walter Keane. Elle se marie avec lui 1955. Il semble s’intéresser à sa peinture et l’encourage à réaliser ses big eyes. Elle est tellement douée, qu’il décide d’essayer de vendre ses tableaux. N’étant pas intéressée par le monde des affaires, elle le laisse gérer la vente de ses tableaux. Quelques mois plus tard, alors qu’il lui dit tous les jours qu’il a vendu ses toiles, elle se rend compte qu’il vend ses toiles en indiquant qu’IL en est l’auteur. Il la convainc alors qu’il fait ça uniquement dans le but de mieux les vendre.
Les dix années suivantes sont des années d’horreur pour Margaret, que son mari enferme dans son atelier, contrainte de peindre. Elle sait que son mari lui vole son travail et ne peut rien faire. Un jour, elle trouve le courage de quitter son mari et déménage à Hawaii avec Jane. Là-bas, elle parle de son histoire à la radio locale, qui contacte le Times. Ce quotidien s’empresse de raconter dans tout le pays le vol commis par Keane. Comprenant par cela qu’il y a un dossier, elle décide de mener une action en justice. Elle gagne le procès suite à un exercice : le juge ordonne de peindre un portrait aux grands yeux. Son ancien mari prétexte une douleur à l’épaule l’empechant de peindre tandis qu’elle s’exécute avec succès.
Toutes ses oeuvres lui sont rendues, et le monde apprend que la signature Keane, ne veut pas dire Walter, mais Margaret.
Cet article n’engage que son autrice.
