Par Bertille Delamarche
Geneviève Fraisse part d’un constat simple : le mouvement féministe moderne a pris de l’ampleur en raison des mouvements sociaux de mai 68, or, à l’époque, dans aucune manifestation, sur aucune pancarte, dans aucune réclamation ni aucune dépêche on ne peut voir des réclamations en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes, et personne ne se revendique féministe. Malgré cela, c’est à partir de mai 68 que l’étude des genres est devenue une discipline universitaire (encore aujourd’hui au cœur de la tourmente).
L’auteure poursuit en mettant en avant le fait que l’étude des genres n’est pas pour autant toujours considérée par tout le monde comme une discipline universitaire. Elle manque de recherches rigoureuses, elle manque d’ancienneté, elle est quasiment exclusivement pratiquée par des femmes, elle manque de penseur.e.s phares. Toutes ces limites sont les angles d’attaque de l’étude des genres, et G. Fraisse tente d’y répondre.
Ensuite, l’auteure présente dans des très courts chapitres les éléments qui séparent encore les hommes et les femmes, comme la sexualisation du corps, le rapport à la grossesse, la double journée.
Dans sa dernière partie, Fraisse dresse le portrait de femmes qui ont bouleversé l’équilibre hommes/femmes de leur époque, comme Olympe de Gouges, Simone de Beauvoir, qui sont très célèbres mais met aussi sous la lumière des travailleuses plus discrètes, comme Madame de Staël.
Cet article n’engage que son autrice.
