La Nuit Remue Paris, par l’illustratrice et activiste féministe Blanche Sabbah

Par Eva Kopi.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux sont des outils essentiels des luttes féministes. C’est par ces médium qu’un bon nombre d’activistes ont su se démarquer, notamment l’inspirante Blanche Sabbah, connue aussi sous le pseudonyme « La Nuit Remue Paris ».  

Blanche Sabbah est une jeune illustratrice prometteuse, qui a étudié l’histoire de l’art, la sociologie et la bande dessinée : elle partage du contenu militant sur Instagram et sur son site internet lanuitremueparis.com.

Le compte Instagram @lanuitremueparis comptabilise près de 500 publications et réunit plus de 50 000 abonné.e.s. Les illustrations de la jeune dessinatrice ne laissent pas de marbre : elles dénoncent et pointent du doigt les injustices dont sont victimes les femmes. Elle s’inspire de faits d’actualité qui la marquent et de son quotidien pour exprimer son point de vue sur des problématiques parfois oubliées ou à peine considérées. Ainsi, c’est un féminisme intersectionnel qui est défendu par Blanche Sabbah : des strip sur le fétichisme que subissent certaines catégories de femmes, la PMA pour toutes ou encore les réunions en non-mixité et leur importance.

D’innombrables sujets engagés sont alors abordés avec humour et des dessins tous meilleurs les uns que les autres. On apprend beaucoup au travers de ses publications. Ses personnages sont attachants, ses dessins percutants : ils amènent celles et ceux qui les découvrent à réfléchir ainsi qu’à repenser le féminisme et leurs convictions. Des illustrations également pleines de couleurs et d’une beauté remarquable.

Malgré des sujets parfois lourds, il est possible de rire du ridicule de la situation, notamment grâce à un personnage que l’on retrouve dans quasiment tous ses dessins : un homme grognon, imbu de lui-même, odieux – bref, détestable – avec une petite moustache grise et un costume, représentant le patriarcat et ses nombreuses absurdités.

Grâce à son travail remarquable, Blanche a été amenée à réaliser en 2020 le logo du mouvement Collages Féminicides Paris. Également, elle expose ses dessins dans la boutique éphémère du bar Queer Féministe le BonjourMadame Paris dans le XIème arrondissement.

Elle réalise également des strip sur sa vie personnelle, notamment sur son expérience professionnelle et les obstacles qu’elle a rencontré – et qu’elle rencontre encore – en tant que jeune illustratrice.

Une activiste qui « remue » le féminisme et l’illustration à suivre et à soutenir de toute urgence !

Cet article n’engage que son autrice.

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