“Moi, Dianké, je suis une femme, je reste, et je me bats.”

Par Aurore Poncelet

Dianké, c’est une série audio en douze épisodes écrite par le slameur et écrivain Insa Sané et la scénariste Marriannick Bellot. Disponible en cinq langues (français, wolof, bambara, haoussa et peul), ce conte féministe produit par l’ONG RAES (Réseau africain d’éducation pour la santé) éveille nos consciences.

Dianké, c’est le prénom d’une jeune ouest-africaine incarnée par la comédienne Aida Sock, qui se retrouve licenciée après avoir dénoncé la corruption dont sont régulièrement victimes les chauffeurs de son entreprise. Sous l’effet de la colère, et parce qu’elle refuse de se taire, elle décide de poster une vidéo sur les réseaux sociaux.

Après la mort de son père, elle décide de s’engager contre la corruption qui gangrène son village natal. Elle rencontre les vendeuses du marché, les paysans, les étudiants, les hommes et les femmes qui, désespérés par la politique menée par son demi-frère – leur maire – se confient à elle. Au sein du Parti des citoyens, elle se bat donc aux côtés de ceux qui, nombreux malgré tout, la soutiennent, et décide de s’engager dans une lutte féroce pour le pouvoir, contre son demi-frère Abbas.

Parce qu’elle a osé faire de “l’ombre aux hommes”, elle a perdu sa place dans l’entreprise pour laquelle elle a tant travaillé. Parce qu’elle a osé lutter contre un système politique corrompu, les hommes ont fait d’elle une “sorcière”.

Pourtant, Dianké, c’est le portrait d’une femme forte et intègre, d’une femme qui se révolte, seule, et malgré les discriminations dont elle est victime, contre l’injustice et la bêtise. Dianké, enfin, c’est une série audio immersive, poétique et musicale à écouter sans plus attendre.

 

 

 

Cet article n’engage que son autrice.

 

 

 

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