L’article éphémère

Mars-Avril :

Perrine Salle

12339238_1654779358094226_5061624827990560969_oQuel est ton parcours universitaire et associatif ?

Je suis en deuxième année de double licence Histoire-Science politique à Paris 1, j’ai rejoint SONU durant ma première année à l’université dans l’antenne Human Rights et depuis cette année je fais aussi partie de l’antenne ISD.

SONU m’a également permis lors d’une des conférences que nous avons organisé avec l’antenne Human Rights l’année dernière de rencontrer le fondateur d’une association, Réfugiés Bienvenue, que j’ai rejoint en septembre dernier.

Le but de Réfugiés Bienvenue est de trouver des familles à Paris et en banlieue qui pourraient accueillir chez elles des demandeurs d’asile afin de leur offrir un cadre de vie stable en attendant qu’ils obtiennent le statut de réfugiés. Chaque week end nous organisons également des activités pour leur changer les idées, les faire visiter Paris ou simplement échanger autour d’un café avec des parisiens et des gens de partout.

Pourquoi avoir choisi SONU ?

Quand je suis arrivée à Paris 1 en L1 j’avais vraiment envie de m’impliquer dans une association. J’ai entendu parler de SONU un peu par hasard au détour d’une publication Facebook, et j’ai décidé de me rendre à la réunion de présentation organisée par l’association en début d’année. Etant passionnée par la défense des droits de l’Homme depuis longtemps, c’est tout naturellement que j’ai choisi de m’impliquer au sein de l’antenne Human Rights dont la responsable, Zeinab, m’avait beaucoup impressionnée par sa motivation et ses idées.

Qu’est-ce que t’a apporté ta participation aux antennes Human Rights et International Security & Defense ?

Pouvoir être membre active de l’antenne Human Rights pendant deux ans et ISD pendant un an m’a vraiment beaucoup apporté à tous les niveaux. En rejoignant l’équipe chargée de contacter les intervenants et de s’occuper de la logistique au sein de Human Rights et l’équipe communication au sein d’ISD j’ai ainsi pu diversifier mes compétences et apprendre à organiser des évènements, chose que mon cursus universitaire n’aurait jamais pu m’apprendre.

“Travailler aux côtés de personnes motivées, passionnées”

Les évènements dont j’ai participé à l’organisation et la promotion m’ont aussi permis de m’ouvrir à d’autres sujets que je ne connaissais pas forcément. Grâce à SONU, j’ai également pu travailler aux côtés de personnes motivées, passionnées qui sont aujourd’hui devenues des amis.

Tu as fait partie du voyage à Genève, qu’est-ce que ce voyage t’a permis d’apprendre ?

Ce voyage, s’il n’était pas mon premier à Genève a été une vraie révélation pour moi. Les personnes que nous avons eu la chance de rencontrer m’ont beaucoup appris sur les grandes problématiques auxquelles l’ONU doit faire face, sur le travail des agents sur le terrain mais il m’a surtout permis de consolider mon projet professionnel à travers des discussions vraiment inspirantes que nous avons eu avec des cadres de l’ONU et du CICR. Cela a été deux jours très intenses physiquement et pour mon porte monnaie (essayez de vous payer un repas à Genève !) mais extrêmement enrichissants.

SONU, ça représente quoi pour toi ?

SONU représente bien trop de choses pour toutes les lister ! C’est à la fois ma première expérience associative, mes premières vraies responsabilités, beaucoup de rencontres fantastiques … Même après deux ans au sein de l’association je ne me lasse pas de contacter des intervenants pour nos conférences.

“C’est toujours un moment spécial quand l’intervenant que vous rêviez d’avoir pour un évènement […] défend les mêmes valeurs que vous [et] accepte votre invitation.”

C’est toujours un moment spécial quand l’intervenant que vous rêviez d’avoir pour un évènement, celui qui a un parcours exceptionnel et qui défend les mêmes valeurs que vous, accepte votre invitation. Bon il y a aussi des ratés bien sûr, je ne compte plus le nombre de fois où a deux heures du matin je cherchais désespérément des personnes susceptibles de pouvoir intervenir lors d’une conférence qui approchait bien trop vite. C’est aussi ça SONU, devoir parfois faire face à des échecs mais avoir toute une équipe à vos côtés pour les encaisser avec vous.

Allons-nous te retrouver parmi nous l’année prochaine ?

Mon premier semestre se passera à l’université de York où j’ai été acceptée en Erasmus mais je compte bien continuer à suivre SONU et toutes les actions menées par les différentes antennes jusqu’à mon retour !

 

 


Janvier-Février :

Gloria Vanard

Actuellement trésorière à SONU, Gloria est une personne au grand coeur. Étudiante en Gestion à Paris 1, elle mène une vie humanitaire épanouie du haut de ses courtes 21 années.

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Comment as-tu connu SONU ?

J’ai entendu parler de SONU pour la première fois en 2014 lors de ma première année à la fac. Je les suivais sur Facebook et j’admirais beaucoup leurs actions.

Un jour, lors d’une rencontre avec les différentes associations de La Sorbonne à  Tolbiac,  j’ai rencontré Marion, l’ancienne présidente de SONU. J’ai tout de suite reconnu le logo de SONU au loin. Je suis allée la voir et elle m’a tout de suite présenté l’association et ses différentes antennes. Elle me disait, avec un grand sourire, que  SONU « c’est comme une grande famille ! ».

Je lui ai donc demandé quelles étaient les démarches à suivre pour adhérer et elle m’a demandé de lui envoyer un mail.

Quelques semaines plus tard, j’ai vu sur Facebook qu’ils recherchaient une Responsable Fundraising, je n’ai pas hésité et j’ai envoyé ma candidature. Qui eût cru que 2 ans plus tard, j’allais gérer la trésorerie de l’association que j’admirais le plus !

“Je voulais m’investir dans une association depuis très longtemps”

Pourquoi avoir rejoint SONU ?

Je voulais m’investir dans une association depuis très longtemps et la phrase de Marion a été un véritable déclic pour moi. Je me disais que j’allais rencontrer des personnes super sympas et de toutes les disciplines à La Sorbonne. Aujourd’hui, je n’ai aucun regret, j’ai rencontré des personnes formidables qui sont très investies dans l’association et j’ai appris énormément de choses sur les actions de l’ONU et les relations internationales. Quelle association peut vous offrir l’opportunité de boire un cocktail avec Ban Ki Moon dans la même pièce  ? SONU l’a fait !

En quoi tes études te permettent de mieux t’intégrer à l’association ?

J’étudie à l’école de Management de La Sorbonne, j’étudie donc beaucoup de comptabilité, de finance et de maths. Mes études ne me permettent pas de faire grand chose dans l’association à part travailler avec les responsables d’antennes sur la question des financements pour leurs différents projets.

“Être trésorière, c’est être meilleure amie avec EXCEL et aimer les chiffres !”

Être trésorière, concrètement, c’est quoi ?

Être trésorière, c’est être meilleure amie avec EXCEL et aimer les chiffres !

C’est gérer le budget de l’association et ne pas le dépasser, faire des tableaux de flux de trésorerie mensuels, faire des rapports mensuels au CA, faire des virements, des remboursements, des achats… et c’est aussi aider les antennes à trouver des subventions publiques pour leurs projets avec le pôle fundraising.

Quelle valeur de l’ONU te touche tout particulièrement ?

C’est une question très difficile parce que je suis particulièrement touchée par toutes les valeurs de l’ONU et il m’est difficile d’en choisir une que je devrais considérer plus importante qu’une autre.

Mais la question de la sécurité internationale est une valeur très importante pour moi.

Mes grand-parents ont vécu la guerre civile du Congo-Brazzaville de 1993 à 1999 et ont tout perdu. Quand ils me racontent leur histoire, c’est terrifiant ! Beaucoup trop de civils ont été tués sans raison et ma famille par chance a été épargnée.

De plus, la guerre rend l’économie d’un pays très difficile et cela a un fort impact sur les populations.  Les gens doivent fuir et migrer dans un autre pays où, la plupart du temps, il n’est plus question de vivre mais de survivre, où les richesses d’une famille peuvent être perdues, où des individus n’ont plus le statut d’hommes mais de migrants ou « d’étrangers », où ils peuvent être confrontés à l’exclusion et à la marginalisation en raison de leur différence, de leur couleur de peau ou de leur religion. Et tout cela est contraire aux droits fondamentaux d’un homme.

Finalement, un problème entraîne un autre et  tout est un peu lié.

“J’ai vraiment envie que les gens comprennent que chaque individu compte et qu’offrir des petits gestes de soutien à certaines personnes peut représenter beaucoup”

Es-tu engagée dans le domaine associatif en dehors de SONU ?

Oui ! En vérité, je suis engagée un peu partout. Je travaille avec l’association Bana Ya Congo, c’est l’association de ma tante qui soutient plusieurs orphelinats en République du Congo. Actuellement, je suis en train de refaire leur site web.

Il y a aussi Kasih Bunda, une association indonésienne avec qui j’ai eu l’opportunité de partir en mission humanitaire l’été dernier pour aider les populations réfugiées du Timor Leste. Je m’occupe du programme 2017 et d’envoyer les prochains volontaires.

Je suis aussi très engagée depuis 2015 dans une association qui s’appelle CityCare. On fait des maraudes et on va dans des foyers pour femmes défavorisées, j’ai eu l’occasion d’y organiser un atelier beauté pour ces femmes : une expérience inoubliable !

Ce sont toutes ces actions qui m’ont donné envie de créer un blog humanitaire qui s’appelle OHAAT : c’est un blog qui a pour but de sensibiliser les gens aux causes humanitaires à travers des articles, des témoignages et des photos.

J’ai vraiment envie que les gens comprennent que chaque individu compte et qu’offrir des petits gestes de soutien à certaines personnes peut représenter beaucoup et je me dis toujours qu’on ne sait jamais ce qu’on peut attiser chez une personne.

“Ces personnes sont heureuses et ça n’a pas de prix !”

Qu’est-ce que t’apportent tes voyages humanitaires ?

Mon voyage en Indonésie m’a rendu plus humaine. J’ai rencontré et j’ai vécu avec des personnes très pauvres mais qui sont, selon moi, les plus heureuses du monde !

Je n’ai jamais rencontré des personnes aussi souriantes et aussi épanouies avec aussi peu. Elles sont heureuses et ça n’a pas de prix !

Quelles sont tes passions ? 

Voyager ! Je compte avoir déjà fait 22 pays dans ma vie et je ne compte pas m’arrêter là ! Voyager c’est rencontrer des gens,  se cultiver et voir d’autres horizons, c’est vivre !

Comptes-tu rester à SONU l’année prochaine ?

Toutes les antennes sont géniales et j’adore leurs projets et s’il fallait choisir maintenant, sincèrement je ne pourrais pas répondre ! Mais ce qui est sûr, c’est que j’aiderai la personne qui me remplacera en début d’année et que je ferai quelques maraudes avec The Invisibles !

 


 Novembre-Décembre :

Laure Sigalla

14947617_1443155822379084_8476801544293401876_nQuelle est l’origine du Projet The Invisibles ?

The Invisibles est à l’origine le projet d’une ancienne membre de SONU, qui a reçu une formation à l’ONU pour le développer de projets humanitaires locaux. Elle a tout de suite pensé à SONU pour son projet, et avec beaucoup d’étudiants jeunes et motivés, c’est logique

N’importe quelle personne qui passe plus de 10 minutes à Paris est frappé par l’incroyable nombre de sans-abris qui y vivent. Les gens qui étudient, travaillent ou habitent à Paris voient cela tous les jours; même si on peut se blaser, je crois que la plupart des gens sont touchés de voir autant de personnes à la rue. Et je pense que même ceux qui ignorent ou qui détournent le regard ne savent juste pas comment gérer leurs sentiments de culpabilité, de compassion…

Parler à ces sans-abris, ça permet vraiment d’abattre ces barrières, et de créer un lien, surtout quand ce sont des gens que nous voyons fréquemment autour de la Sorbonne. The Invisibles a pour but de colporter ce lien à tous les étudiants de la Sorbonne.

Pourquoi avoir choisi de reprendre ce projet ?  Quel parcours pour en arriver là ?

Au début, l’actuelle vice-présidente de SONU, Emma Restaino, a fait appel à moi pour les dessins car elle savait que je sais et que j’aime dessiner. Nous avons vraiment commencé en septembre, je me suis retrouvée à faire la toute première maraude par hasard, et depuis je n’ai pas arrêté; en prenant la parole pour présenter le projet lors de la réunion de rentrée de SONU, je m’en suis de fait retrouvée chef !Je fais les dessins et je suis donc administratrice de la page Facebook pour pouvoir les publier plus facilement. J’ai donc reçu et répondu aux premières demandes de candidatures qui nous sont parvenues par ce biais, et c’est moi qui aie vu toutes les nouvelles recrues en premier. J’ai pour l’instant participé à chacune des maraudes que nous avons faites, à l’exception d’une, et avec les dessins c’est une grosse charge de travail, d’autant que je rédige aussi souvent les textes, ou les traduit, et je les approuve tous (comme une rédactrice en chef). Nous sommes d’ailleurs en campagne de recrutement pour pouvoir déléguer plus de fonctions, lancer un compte Twitter, un Instagram, et me soulager un peu !

“On n’a pas envie de déranger les gens, et on peut se sentir un peu bête, à leur expliquer notre projet alors qu’eux sont à la rue…”

 

Concrètement, quelles sont vos activités ?  Qu’est-ce qu’une maraude ?

La maraude, c’est du jargon d’associatif ; faire une maraude, c’est marcher dans la rue, avec en général des choses à distribuer, et aller voir les gens qui en ont besoin pour leur donner. Dans le cadre de The Invisibles, comme pour l’instant nous ne donnons rien, nous nous contentons de marcher et de s’arrêter pour parler avec les personnes que nous voyons en train de mendier, ou simplement dans la rue. Ça fait un peu peur au début, mais surtout par timidité : on n’a pas envie de déranger les gens, et on peut se sentir un peu bête, à leur expliquer notre projet alors qu’eux sont à la rue… Mais finalement, les réactions sont généralement positives et les gens sont contents de parler, donc on prend le pli. J’ai aussi fait beaucoup de maraudes avec Une Couverture pour l’Hiver, ce qui est très sympa déjà parce qu’on est plus, et aussi parce qu’on a des choses à donner, et on se sent utile de cette façon aussi.

Ensuite, si on réussit à avoir une photo, ce qui n’est pas évident, je dessine par dessus, puis nous rédigeons un texte et nous le publions sur la page. C’est dur de maintenir un rythme de publication régulier car finalement sur une maraude, on obtient rarement plus d’une photo, et il faut aussi avoir une histoire à raconter.

“Parfois c’est très lourd et franchement déprimant.”

 

Faire des maraudes et reprendre les histoires au propre n’est-il pas difficile moralement ?

Si, absolument. Parfois c’est très lourd et franchement déprimant. Les maraudes elles-mêmes sont rarement le problème, parce que les gens sont en général très contents de parler. Les discussions sont plutôt enjouées, et pour l’instant à part une ou deux personnes qui ont refusé de parler tout court, je n’ai jamais eu de mauvaise expérience. Une maraude peut mettre franchement de bonne humeur !

Seulement après on rentre chez soi, vidé, et on pense, et là c’est plus dur. On est au chaud, dans le confort, et eux sont encore dehors; on fait le dessin et le texte, et on se dit que ça n’aide pas tant que ça…. Alors pour me soulager, j’écris ce que je vois, ce qu’on me dit, je dessine. C’est ma petite thérapie. J’ai un carnet de maraudes qui s’allonge, et je me rappelle que les gens sont vraiment contents quand on leur parle. J’ai aussi des retours très positifs des gens qui nous lisent, et je me dis que finalement, ça a un impact !

Quelle histoire t’a le plus touchée ?

Il y a une rencontre qui m’a plus marquée que les autres et qui m’a hantée plusieurs jours. J’étais rue Champollion, tout près de la Sorbonne, pas en maraude, et j’ai vu un monsieur assis tout seul sur des marches, donc je lui ai parlé. Son histoire était assez banale parmi celles que j’entends : venu en France du Maroc pour travailler, arnaque qui l’a laissé sans argent et sans logis. Mais il était tellement plus malheureux que les autres ; il me répétait “Je souffre, je souffre”… C’était terrible… Je ne savais pas quoi faire…

Heureusement, je l’ai revu depuis en bien meilleur état, et il a trouvé un endroit où passer la nuit cet hiver, donc c’est déjà ça. C’est sur lui qu’est le post Facebook de la page du 26 novembre, d’ailleurs. Mais voilà, ce qui m’a affligé pour cet homme, c’était sa souffrance et sa solitude : il était devenu un paria, et il trouvait ça insupportable…

D’où l’inspiration pour les super-pouvoirs vient-elle ?

C’est souvent moi qui choisit le super-pouvoir, parce que je suis aux maraudes, mais en général on choisit en fonction de la personne elle-même. Si vous deviez attribuer un pouvoir à un inconnu après quelques minutes de conversation, vous prendriez un trait de caractère marquant; c’est pareil ici. En fait je ne pense plus du tout aux gens auxquels nous parlons comme des sans-abris ou “SDF” (la laideur de ce mot m’afflige…), pour moi c’est “le monsieur rue Champollion” et assez vite les prénoms : Voïtek, Marek-Jan, Maria, Sophia, Christina, Ali/Hassan, Abdel, un autre Abdel, Stéphane, Rossana, Kosci, Samuel, Christian, Constantin, David…. J’essaye de les retenir, le plus dur c’est de ne pas oublier les noms étrangers ! C’est le moins que je puisse faire. Pour moi, ce projet m’a permis avant tout de remettre au premier plan que ce ne sont pas des “sans-abris” mais des personnes. J’espère que la page Facebook en fera autant pour son public.


Septembre-Octobre :

Peter Barrett aka Coach Peter

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Quel parcours pour en arriver là ?

J’ai eu la chance d’étudier en grande partie à l’étranger. Après une licence de Sciences Politiques et Relations Internationales à l’Université de Reading et un master en diplomatie à SOAS, Université de Londres, je suis rentré en France pour faire le MRIAE à Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

Après un certain temps en entreprise de conseil en communication stratégique et lobbying, ma passion pour la formation à la prise de parole en public n’étant pas suffisamment alimentée, je me suis mis à mon compte entant que consultant.

Cela fait maintenant deux ans que je poursuis ma carrière en tant que formateur expert en communication, à former des jeunes au débat en anglais, des hommes et femmes d’affaires en technique de présentation, des start-upers au « pitching » et des personnalités politique à la prise de parole.

Et l’éloquence dans tout ça ?

J’ai commencé les concours d’éloquence en tant qu’étudiant en 2008. Au fur et à mesure des concours de débat et conférences de négociation, j’ai pris énormément de gout à la prise de parole.

À force de persévérance j’ai gagné de nombreux concours et me suis progressivement improvisé coach. Depuis, j’ai beaucoup étendu mes compétences en prise de parole, je continue cependant à nourrir mon premier amour en coachant des jeunes qui veulent s’impliquer dans les concours d’éloquence.

Historiquement, les concours d’éloquence les plus réputés dans le monde se déroulent en anglais (BP). En France, cette activité est portée depuis plus de 20 ans par la French Debating Association (FDA) ; une association de coach/professeurs des meilleures universités et grandes écoles de France qui veulent développer les qualités d’expression, d’orateur et de langage de leurs élèves. Cette structure nous permet aujourd’hui d’offrir aux étudiants non seulement un coaching professionnel qui leur apprend à s’exprimer en public mais aussi à développer leurs qualités en langue anglaise qui est indispensable dans le monde du travail. La FDA c’est aussi un concours prestigieux, en partenariat avec de nombreuses missions diplomatiques, le MAE, le Conseil Constitutionnel et l’Assemblée Nationale ; et un concours historique dont ses participants sont aujourd’hui ministres, directeurs de cabinet, grands reporters, diplomates, chefs d’entreprise, ou encore avocats.

Pourquoi choisir de s’engager auprès de Sorbonne ONU ?

Lorsque je suis arrivé à Paris 1 en 2012, les activités de MUN venaient de démarrer. Cela faisait déjà plusieurs années que j’en avais l’expérience en tant que délégué et coach, c’est pour cela que je n’ai pas hésité une seule seconde à m’engager et à développer l’activité en France.

En quatre ans, nous sommes passés de quelques dizaines d’intéressés et une organisation restreinte, à un projet ambitieux qui provoque l’engagement pour des centaines d’étudiants chaque année. C’est une grande fierté de voir où en est SONU aujourd’hui, et c’est avec de grandes aspirations que de nouvelles personnes s’engagent pour que l’association continue de grandir en activités, membres et influence.